Togo- Affaire Vincent Bolloré: pas de corrupteur sans corrompus.
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La première vice-présidente adjointe au tribunal de grande instance de Paris, la Magistrate Isabelle Prévost-Desprez, a refusé de valider la procédure du plaider-coupable du milliardaire français Vincent Bolloré et a demandé la tenue d’un procès pour corruption d’agents publics étrangers car les faits reprochés à l’homme d’affaires et à son groupe ont gravement porté atteinte à l’ordre public économique et à la souveraineté du Togo qui a été violée. Il aurait également financé Faure Gnassingbé lors de sa campagne électorale à coup de millions de francs CFA.
Si une magistrate française, et donc si la justice française, défend à tel point la souveraineté du Togo, quid de nous les Togolais nous-mêmes.
Il est à rappeler que le principe de la souveraineté est hissé au rang des principes à valeur constitutionnelle. L’article 4 de la Constitution togolaise du du 14 octobre 1992 dispose que : « La souveraineté appartient au peuple. Il l’exerce par ses représentants et par voie de référendum.«
Avis donc à l’Assemblée Nationale togolaise si elle joue encore et réellement son rôle de contrôle de l’action du gouvernement. Avis aussi à la justice française, car il n’y a pas de corrupteur sans corrompu. Ça aussi, c’est un principe général de droit. Pour la protection de l’ordre public dont il est le garant, le juge qui poursuit le corrupteur doit chercher le corrompu.
Gerard Arouet

