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La dictature togolaise aurait-elle peur de la vérité des urnes ?

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Les autorités de fait du Togo affirment que le président démocratiquement élu, qui s’est mis à l’abri des menaces pesant sur sa personne depuis juillet dernier, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Or le journal (le télégraphe) a eu accès à des documents démontrant que le mandat d’arrêt international n’a pas été validé par INTERPOL.

Tout indique donc qu’il s’agit là encore des manœuvres mensongères pour éloigner le gagnant des élections du 22 février 2020, du fauteuil présidentiel.

En effet, poursuivi pour « troubles aggravés à l’ordre public » et « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », le vrai vainqueur de l’élection présidentielle du 22 février 2020, Son Excellence Dr Agbéyomé Kodjo vit dans un endroit tenu secret depuis juillet 2020. Craignant pour sa vie, le président démocratiquement élu avait refusé de se présenter à une convocation du procureur le 10 juillet 2020. Pour rappel, le vrai vainqueur de l’élection présidentielle du 22 février 2020 est placé sous contrôle judiciaire, avec des conditions suite à son arrestation le 21 avril 2020 et sa libération subséquente.

Ce refus est interprété par le pouvoir sortant comme un affront. Le procureur de la République du Togo, Essolissam Poyodi, dans une déclaration datant du 16 juillet affirme qu’ «un mandat d’arrêt international est lancé à l’encontre de SE Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo ».

Or, selon les documents d’Interpol que le journal a pu consulter, aucun mandat d’arrêt international n’a été émis et n’existe nulle part.

Le Bureau des affaires légales du secrétariat général de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), certifie dans un courrier datant du 22 septembre 2020 que SE Dr Agbéyomé Kodjo ne fait l’objet ni d’une notification, ni d’une diffusion.

Cette missive a été adressée par la Commission de contrôle des fichiers de l’OIPC – une autorité indépendante de contrôle et de protection des données recueillies par Interpol – aux avocats français de SE Dr Agbéyomé Kodjo , Me Pierre-Henri Bovis et Me Robin Binsard. Ces avocats avaient saisi cet organisme le 14 septembre, et ont obtenu confirmation auprès d’Interpol en début de semaine que ces documents sont toujours d’actualité.

Sollicitée pour mieux comprendre la démarche visant à l’arrestation du vainqueur de l’élection présidentielle de février 2020, la présidence togolaise a confirmé qu’un mandat d’arrêt international avait bel et bien été « émis » et que cette demande avait été « notifiée » à Interpol par les services du ministre de la Justice, Pius Agbetomey. Une demande qui n’a donc pas été prise en compte par Interpol.

Prévoyant de se rendre en Europe dans les prochaines semaines, le président démocratiquement élu SE Dr Agbéyomé Kodjo, refuse toujours de dévoiler l’endroit où il se trouve. Il attendait la confirmation qu’un mandat d’arrêt n’avait pas été délivré à son encontre pour entamer les démarches pour rencontrer la diaspora togolaise.

LA Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) CONTINUE DE RÉCLAMER SA VICTOIRE

Le mouvement citoyen DMK conduit pas le nouveau président démocratiquement élu n’attend en rien laisser sa victoire. Elle continue de la réclamer. Malgré les 19,46% frauduleusement imputés à la DMK, la polémique enfle de plus en plus, et les tensions continuent de s’accumuler.

Utilisant la COVID-19 comme paravent, le pouvoir sortant continue de se cacher derrière la pandémie pour écraser toute velléité contestataire dans le pays, museler la presse et interdire les syndicats. C’est le retour aux années de plomb pour les Togolais.

LA QUESTION TOGOLAISE AU PARLEMENT FRANCAIS

Le parlementaire français siégeant à la commission des Affaires étrangères, Sébastien Nadot, interroge le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, sur la crise sociopolitique du Togo, notamment l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Selon le député français, SE Dr. Agbéyomé Kodjo, candidat de la DMK, est le vainqueur de la présidentielle du 22 février 2020. Mais sa victoire « lui a été volée par un coup d’état électoral », a-t-il affirmé dans un tweet.



LA DMK EN AVANCE SUR PLUSIEURS ACTEURS POLITIQUES

En janvier 2020, dans son programme de gouvernement la DMK avait fait plusieurs propositions. Trois piliers structurent l’offre programmatique pour une alternance pacifique après 54 ans de pouvoir sans partage d’un seul clan en vue de la refondation du Togo.

  • Une Transition
  • Une Constituante
  • La refondation de la République

COMMENT SORTIR DE LA CRISE?

  • Les Togolais doivent comprendre que le régime du Togo est rouillé, désuet et obsolète.
  • Les appartenances politiques doivent passer au 2ème rang. Seule le Togo doit compter.
  • Les Togolais doivent se désolidariser de la Kakistocratie en se levant comme un seule homme pour arracher la victoire arrachée par le peuple lors de la révolution électorale du 22 février 2020.
  • Pétrolegate, Mineralgate, abus de pouvoir sont autant d’éléments pour faire soulever toute la nation!
  • La Communauté Internationale n’agira que si le peuple rentre en action ou  encore à la faveur d’une révolution de palais initiée par l’armée.
  • Si le peuple togolais au lieu de réagir accepte de subir, personne ne viendra de l’extérieur pour le sauver.
  • Si le problème togolais devrait se régler par la force, il appartient au souverain d’inverser le rapport de force. Aucun pays étranger ne saurait en prendre l’initiative . Voilà pourquoi le monde entier se tait, sachant bien que Faure Gnassingbé n’a pas gagné.

Le gros du travail incombe aux Togolais eux-mêmes. Démocratie d’abord, multipartisme après !

Pierre Mena





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8 mois il y a

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